02 novembre 2007
Dame Aaliz
Qui est Dame Aaliz ? Comment travaille-t-elle ?
Elle travaille ardemment et quotidiennement ses écritures calligraphiées et les enluminures qu'elle reproduit.
Elle utilise des lunettes-loupe grossissante. Elle dit elle-même que son travail a nettement progressé depuis qu'elle les porte. Au moyen âge, les enlumineurs utilisaient aussi des loupes grossissantes pour travailler leurs miniatures.
Quand on travaille la calligraphie et l'enluminure, ou bien même le dessin et la peinture, la main peut salir le travail que vous êtes entrain d'effectuer. C'est pour cela que l'on prend soin de toujours glisser une feuille de papier entre la main qui travaille et le support.
Lorsque l'on fait de l'évocation ou de la reconstitution historique, il faut s'organiser pour recréer un environnement médiéval. Nous avons vu que ce n'est pas inné ! Il est impératif de fabriquer une ambiance même lorsque l'on a nos journées de formation. Il n'est pas nécessaire d'avoir un costume pour donner le ton. Et le costume ne fait pas tout sur les fêtes médiévales. Nous devons donc nous habituer à calligraphier et à enluminer dans une atmosphère d'époque et recréer au mieux les conditions de création des enluminures. C'est pour cela que nous disposons tout autour du lutrin, les ingrédients utiles à la fabrication des encres et des couleurs des peintures de manuscrit.
Pour coller au mieux au contexte historique, nous devons custumiser quelques éléments vitaux pour le peintre. Ainsi, les pinceaux seront débarassés de leurs vernis aux couleurs vives et brillantes. La peinture du manche est poncée ! Et au lieu d'avoir une palette en plastique, nous nous efforçons d'avoir des coquillages pour faire le mélange de nos couleurs et les dilutions.
Le mari de Dame Aaliz est aussi notre ébéniste. Il nous confectionne des lutrins en bois de très bonne qualité. Qu'il en soit remercié ici. Nous lui avons indiqué de grandes dimensions : celles d'un format A3 verticale. Ceci afin de pouvoir peindre de belles pages enluminées. Un trou sur le côté est pratiqué pour mettre une corne qui servira d'encrier. Comme ceci, la plume d'oie est posée dans la corne.
L'apanage de la corne fichée dans le lutrin ou sur une planche de bois servant à écrire est plutôt en date de l'époque romane. Cependant, nous avons quand même trouvé une enluminure représentant Pierre Bersuire vers les années 1370 ; il écrit sur un meuble-lutrin dans lequel est fiché une corne-encrier.
Commentaires
c'est bo !
Que c'est joli tout ça ! quel talent !
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